Non à la guerre en SYRIE !

 « On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre» Jean Jaurès

 
Depuis plusieurs semaines, le gouvernement français préparait avec les Etats-Unis une intervention militaire de la France en Syrie, sans l’accord de l’ONU, au risque de déclencher une guerre régionale.
 
L’opposition aux prétendues « frappes ciblées» souhaitées par les Etats-Unis et la France a grandi dans le monde, conduisant le parlement britannique à désavouer le premier ministre et rendant plus qu’incertain le vote du Congrès des Etats-Unis. En France le gouvernement a refusé au Parlement la possibilité de  voter sur le projet d’intervention.
 
Outre Ban KI-Moon, secrétaire général de l’ONU, de nombreuses personnalités s’étaient clairement prononcées contre des frappes sue la Syrie, dont Herman Van Rompuy, président de l’Union Européenne, Mikhaïl Gorbatchev, ancien homme d’Etat soviétique, Jean Ziegler, ancien rapporteur de la FAO à l’ONU, Tzvetan Todorov, historien, essayiste, Annie Ernaux, Pierre Bergounioux, Régis Debray, écrivains, Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France, Pierre Laurent, secrétaire du PCF, Jean-Luc Mélenchon coprésident du parti de gauche, mais aussi le pape François.
 
Le Brésil, par exemple, ne reconnaîtra aucune action en Syrie sans l’approbation de l’ONU, rejoignant les positions de l’Argentine, du Mexique, de l’Afrique du Sud,  l’Inde, la Corée du Sud, l’Indonésie. L’Irak, l’Algérie, la Tunisie sont fortement opposés à des frappes avec ou sans l’accord de l’ONU. 
 
Les démocrates syriens en lutte contre le régime de Damas refusent pour leur part les frappes annoncées sur leur pays qui constitueraient à leurs yeux la pire des voies à suivre. Ces frappes ne sont demandées que par les partisans des monarchies pétrolières, alliées aux Etats-Unis et à la France, qui veulent imposer à Damas un régime islamiste.
 
L’isolement de la France et des Etats-Unis a conduit ces derniers à proposer, avec l’appui de la Russie, de placer sous contrôle international les armes chimiques syriennes. L’acceptation de cette proposition par Bachar El Assad montre que la guerre n’est pas fatale et que des solutions politiques sont possibles. Dimanche soir, sur TFI, François Hollande prenait acte de cet accord. 
 
Tout doit être mis en œuvre pour parvenir à l’application rapide des mesures sur lesquelles Russes et américains se sont accordés. L’opinion internationale et le bon usage de la diplomatie peuvent ouvrir un chemin conduisant à des solutions pacifiques et à faire baisser les tensions internationales.
 
 Le Comité des citoyens Montreuillois attend de la prochaine conférence de Genève, déjà appelée conférence de la Paix, envisagée fin septembre, l’arrêt des combats meurtriers qui ont déjà fait plus de 100 000 morts. Tous les acteurs régionaux sans exception doivent être impliqués à partir d’un projet commun: le développement économique  mutuel, une politique de l’eau, de l’énergie (gaz et pétrole) et de la croissance partagée pour toute la région. La conférence de Genève devrait aboutir à ce que soit affirmée la souveraineté des peuples du Moyen Orient, otages des manœuvres géostratégiques occidentales.
 
Le peuple syrien est aujourd’hui victime d’un conflit entre deux alliances de puissances impérialistes. D’un côté les puissances occidentales, la France et les États-Unis en tête et leurs alliés locaux, Israël, la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. De l’autre, la Russie, la Chine et l’Iran et leurs alliés qui soutiennent le régime de Bachar Al Assad.
 
Le Comité des citoyens Montreuillois affirme son soutien aux résistants syriens qui se battent pour la démocratie, contre le régime en place, contre les ingérences impérialistes et les réactionnaires de tout bord. Il témoigne de sa solidarité aux militants syriens qui portent un projet émancipateur pour le peuple.
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